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(Septembre 2006)
Développement durable : station d'épuration des
Grésillons
(Ile-de-France) |
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Àvec le chantier très technique de la station
d’épuration des Grésillons, qui s’affirme
déjà comme une usine "modèle",
ETDE signe l’ensemble de l’électricité,de
l’automatisme et de la supervision. Mieux, le Groupe
réalise cette prestation globale à 100% en interne
: études, travaux et essais, en mobilisant ses différentesfiliales
et identités régionales. Une première
à plus d’un titre…
Une
usine de 25 hectares qui traitera les eaux usées
de 18 communes du Val d’Oise. |
" Une vitrine technologique et pédagogique
dans un éco-domaine”. C’est
ainsi que le Siaap (Syndicat interdépartemental
pour l’assainissement de l’agglomération
parisienne) qualifie sa nouvelle station d’épuration
des Grésillons, en construction à Triel-sur-Seine
(78). Compacte, intégrée au paysage, ouverte
au public, garantie sans bruit et sans odeur, utilisant
les dernières technologies de traitement des
eaux, complètement automatisée, entièrement
sécurisée et pouvant même être
pilotée d’un PC portable via un réseau
Wifi : tel est, dans les grandes lignes, le cahier des
charges de cette usine de nouvelle génération.
Ce projet s’inscrit dans le vaste programme de
modernisation du système d’assainissement
de l’agglomération parisienne. Aujourd’hui,
avec quatre stations d’épuration, le Siapp
traite les eaux usées de 8 millions d’habitants
de l’île-de-France. Pour satisfaire aux
nouvelles normes, l’usine des Grésillons
se substituera à celle de Carrières-sous-Poissy.
Elle traitera les eaux usées de 18 communes du
Val-d’Oise et des Yvelines, avec un débit
de 100 000 m 3/jour à partir
de février 2007, à l’issue de la
première tranche de travaux.
Dans sa volonté de transparence, le Siapp a prévu
un circuit de visite pour le grand public, avec galeries,
passerelles et baies vitrées... Et dans son souci
d’intégrer l’usine dans l’environnement,
il a voulu des bâtiments plutôt “architecturaux”.
Le chantier intègrera même un lot paysager,
comprenant une surélévation de l’usine,
la construction de bassins et de parcs…
| Un
projet global…
L’usine, qui s’étend sur
25 hectares, comprend cinq bâtiments
de traitement. Après avoir été
prétraitée, l’eau est séparée
de la boue. Elle passe ensuite dans un bâtiment
de biofiltration, avant d’être rejetée
dans la Seine ou recyclée pour le fonctionnement
de l’usine. La boue est centrifugée
et déshydratée avant d’être
séchée. Au même endroit,
l’air de tous les bâtiments est
désodorisé grâce à
un puissant circuit de ventilation, puis traité
avant d’être rejeté à
l’extérieur. À côté
de ces unités fonctionnelles se trouve
un bâtiment d’exploitation, avec
la salle de commandes,
véritable |
14 km
de chemin de câbles et 40 km
de cheminements secondaires ont été
nécessaires. |
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intelligence de l’usine, ainsi qu’un
bâtiment administratif abritant les bureaux
des fonctions support.
C’est pour chacun des sept bâtiments
qu’ETDE réalise l’ensemble
de l’électricité (courants
forts et faibles), de l’automatisme et
de la supervision. “L’usine
est entièrement automatisée,
explique Bastien Bertel, chef de groupe travaux
et patron du projet des Grésillons.
ETDE réalise à 100% les études
de conception et d’exécution, les
travaux, les essais et la mise en service.”
… et fait maison
"Cette réalisation de la globalité
de l’équipement électrique
d’une station d’épuration
constitue une première pour ETDE,
souligne Olivier Babo. Il s’agit d’un
contrat de 9,8 M€ (sans compter les
travaux complémentaires en cours de finalisation).
Et tout est réalisé de A à
Z en interne, y compris les études.”
Le bureau d’études exécution
de Challenger s’est chargé de la
partie électricité, le site des
Mureaux de l’automatisme et ETDE Sud-Est
de la supervision. Un vrai travail d’équipe,
piloté par l’entité “Grands
projets” de GET Ile-de-France. Ce contrat
est le troisième remporté par
ETDE pour le Siaap, après ceux des stations
d’épuration de Colombes (1,4 M€)
en 2002-2003 et des Cormailles (4,8 M€)
en 2004-2005. Cette première tranche
de l’usine est réalisée
en conception construction par un groupement
d’entreprises, dont le mandataire général
est Stereau (ex-filiale de Bouygues) et qui
comprend également Bouygues TP pour le
génie civil. ETDE intervient comme sous-traitant
du groupement process, dirigé par Stereau.
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Une
première en France : l’usine
peut être pilotée viaun PC
portable, grâce à un réseau
Wifi. |
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Pilotée
depuis un PC portable
“Dès la conception, nous avons
été complètement intégrés
au process, raconte Olivier Babo. C’est
un chantier où il ne s’agissait
pas simplement de répondre à un
cahier des charges.” “Il
a fallu réaliser toute une série
de pré-études avant les études
d’exécution, ajoute Bastien
Bertel. Nous avons dû formuler des
prescriptions et décrire précisément
ce qu’on allait faire”. “C’est
un chantier très technique, typiquement
“industriel”, confirme Olivier
Babo. La qualité des prestations
est visible, les chemins de câble sont
impeccables, tous les câbles sont peignés,
repérés…”
ETDE réalise également tous les
courants faibles : détection incendie,
vidéosurveillance, téléphonie
et DECT, intrusion, contrôle d’accès,
système de pont bascule pour peser les
camions. Le groupe met aussi en place un réseau
Wifi permettant au client
de piloter |
l’usine via un PC portable. Une première
en France ! Avec un accès sécurisé,
l’exploitant peut ainsi, en tout point
de l’usine, accéder à la
supervision et lancer toutes sortes d’opérations.
Il n’y a d’ailleurs aucun bouton
de commande locale dans l’usine.
ETDE fournit, installe et met en service l’automatisme
et la supervision, avec serveurs d’application,
serveurs d’exploitation et écrans
de supervision. “ Le programme développé
chez ETDE permet d’avoir une vue globale
de l’usine, s’enthousiasme
Jean-Henri Choyer, ingénieur travaux.
En cliquant sur un bâtiment, on voit
sa composition. On peut aussi zoomer et voir
l’état des moteurs. C’est
impressionnant car on voit tous les points physiques
que nous avons câblés sur le chantier.
Sur le seul bâtiment A, il en existe
plus de 500 !”
Autre particularité de ce projet, l’architecture
d’automatisme est entièrement redondante :
en cas de défaillance d’une unité
centrale ou de tout autre moyen de communication
sur le process, un basculement automatique permet
d’assurer la continuité de l’exploitation.
Dans cette usine hyper sécurisée,
les alimentations électriques sont également
redondantes et, en cas de coupure EDF, des onduleurs
viennent secourir l’installation.
ETDE met également en place un système
de GMAO (gestion de la maintenance assistée
par ordinateur). Un système sur lequel
le Siapp, soucieux de privilégier la
maintenance préventive, se montre particulièrement
attentif.
8 000 h d’études,
60 000 h de production, 6 000 h
d’essais
Pour ce projet, livré en mars 2007, les
pré-étude sont commencé
en mars 2003 et les études un an plus
tard. Les travaux de l’usine ont démarré
le 16 août 2005 et seront terminés
fin juillet 2006, essais électromécaniques
compris. Un délai plutôt tendu.
D’autant qu’ensuite se dérouleront
les essais en eau claire entre août et
octobre 2006, puis en eau brute d’octobre
à janvier 2007. Il restera ensuite deux
mois pour la période de mise en route
et de montée en régime, en conditions
réelles.
“ Nous avons en face de nous un client
technique, qui sait ce qu’il veut,
souligne Michel Hamidi, maître compagnon
et responsable de la production. La qualité
de mise en œuvre doit être irréprochable…
Il a fallu aller chercher et câbler 4
500 points physiques et trouver les cheminements
les plus fiables possibles. Il a fallu également
gérer un planning serré en effectuant
des contrôles au quotidien dans cette
jungle de câbles... En production, on
est monté jusqu’à 80 personnes
en pointe. Et il a fallu aussi être particulièrement
attentif à la sécurité”.
“ Nous avons mis en place des procédures
de contrôle lourdes, insiste Bastien
Bertel, avec des essais en usine des équipements
avant l’arrivée sur le chantier
(40 jours d’essais plate-forme pour les
tableaux électriques et 30 jours pour
l’automatisme et la supervision). Pour
la station elle-même, cela représente
à peu près 6 000 heures d’essais,
soit environ 10% de la production… Nous
avons également défini des prototypes
pour toutes nos réalisations, aussi bien
pour les études que pour les travaux.
À chaque étape, nous proposons
au client une solution pour qu’il la valide”.
Un vrai service qui exige un réel investissement
et une organisation sans faille.
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| Les
dates clés |
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Début des
études : mars 2003
Début des travaux : août
2005
Fin des travaux : juillet 2006
Essais en eau claire : août à
octobre 2006
Essais en eau brute : octobre à
décembre 2006
Mise en route : janvier 2007
Réception client : mars 2007 |
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| Les
travaux en chiffres |
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Electricité |
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1 poste de livraison
EDF 15-20 kV
3 postes HT/BT équipés de
2 transformateurs redondants
3 TGBT
18 tableaux process
3 armoires auxiliaires
7 tableaux d’éclairage
14 km de chemins de câbles
40 km de cheminements secondaires
300 km de câbles
1200 luminaires intérieurs
130 luminaires extérieurs
18 onduleurs, dont 6 redondants
3 batteries de condensateurs équipées
de filtres
anti-harmoniques |
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Automatisme
et supervision |
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12 automates redondants
et les serveurs associés
25 000 points traités dont 4 500
points physiques
Interfaces automates déportées
dans les tableaux process
28 petits automates déportés
électropneumatiques
dans le bâtiment
de biofiltration
Salle de commandes équipée
de 4 postes d’exploitation
1 réseau de supervision fibre optique
avec consoles
d’exploitation
locales (écrans tactiles)
1 réseau Wifi sécurisé
permettant d’accéder à
la
supervision
avec un PC portable
150 vues de supervision
GMAO (gestion maintenance assistée
par ordinateur) |
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(Mai 2006)
Grand
chantier : la perle de Tahiti |
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À 20 000 km de ses bases, coincé sur une bande
de terre entre montagne verdoyante et lagon turquoise, le
plus gros chantier d’ETDE commence à prendre
forme. Derrière un décor de carte postale se
cache un monument d’organisation, de logistique et d’anticipation,
nécessaires à la progression harmonieuse des
trois lots, Climatisation, Plomberie et Électricité..
" Il est d’une taille spectaculaire et pourtant
on y fait du sur-mesure dans plus de 2500 locaux”,
s’exclame Jérôme Aruanno, directeur
du chantier de l’hôpital de Tahiti. Et tous
les vieux briscards, presque une douzaine d'expatriés
de la direction Internationale, sont unanimes : s’il
est vrai qu’un chantier facile est un chantier
achevé, celui-ci, à 30% d’avancement,
s’avère particulièrement complexe
à mettre en oeuvre.
Lancée en entreprise générale dès
2001 par le gouvernement polynésien, la construction
du Nouveau centre hospitalier de Polynésie française
a été arrêtée pendant plusieurs
mois, avant d’être de nouveau attribuée
en lots séparés, en mars 2004, à
des entreprises tahitiennes ainsi qu’à
ETDE, sous la direction du maître d’oeuvre
AOP. Pour la première fois dans le cadre d’un
marché public, ETDE est attributaire des trois
lots Climatisation, Plomberie et Électricité.
Comment s’organiser pour mener à bien,
à l’autre bout du monde, un chantier de
58 millions d’euros, le plus gros qu’elle
n’ait jamais signé ?
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Trois chantiers
d’exception
Sur 90 000 m2, soit trois terrains
de foot juxtaposés sur cinq niveaux,
s’enchevêtrent 800 km de câbles
électriques, 26 km de tuyauterie
en acier pour la climatisation, 1500 m2
de gaines coupe-feu, 70 km de réseaux
de plomberie…
“Chacun des trois lots est déjà
en lui-même un grand chantier”,
constate Alain Guivarch, responsable de
Production du |
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800
km de câbles électriques,
26 km de tuyauterie de climatisation,
70 km de réseaux plomberie. |
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lot Électricité, chargé
des courants faibles et forts, soit un poste
de livraison et trois postes de transformation
pour une puissance totale de 11,2 MVA ainsi
que 4,8 MVA de groupes Électrogènes.
“Outre les équipements classiques
d’un hôpital, tels qu’appel
malade, vidéosurveillance, contrôle
d’accès, interphonie, détection
incendie et évidemment une centrale de
secours, celui-ci aura la particularité
d’être également équipé
d’un système voix-données-images
extrêmement performant, avec téléphone,
télé, caméra, réseau
IP”, poursuit Alain Guivarch. La
puissance électrique consommée
par le futur hôpital sera d’environ
5 MVA, ce qui représente plus de 5 %
de la totalité de l’électricité
consommée en moyenne à Tahiti.
“Nous avons installé un système
de gestion technique de l’électricité,
pour aider l’exploitant à maîtriser
son énergie, car ici, l’électricité
est totalement importée, donc extrêmement
chère,” ajoute-t-il.
En climatisation également, les quantités
sont impressionnantes. L’hôpital
compte 7500 kw de froid installé,
ce qui permettrait de climatiser environ 750maisons.
“Cinq énormes groupes de production
d’eau glacée seront installés
en terrasse soit plus de 50 t avec les écrans
acoustiques. La manutention de ces charges est
complexe car nous ne pouvons pas utiliser les
grues du chantier,” explique Pierre Thivat,
responsable Production du lot Climatisation.
Un système de climatisation par 70 centrales
de traitement d'air et 1 500 ventilo-convecteurs
ainsi qu'un système spécifique
à flux laminaire pour les 9 salles d'opération
complètent le dispositif. “Mais
le plus difficile, c’est l’adaptation
de nos installations de plomberie et de climatisation
aux normes anti-légionellose, qui se
sont affinées ces derniers mois”,
commente Martial Quillet, responsable Production
du lot Plomberie, chargé d’installer
une unité d'ultra filtration, un système
de distribution anti-légionellose d'eau
froide et chaude et 2300 appareils sanitaires.
L'ensemble du bâtiment sera piloté
par une gestion technique centralisée
avec plus de 5000 points.
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Le
lot plomberie compte une unité
d'ultra filtration, un système
de distribution anti-légionellose
d'eau froide et chaude, 2 300 appareils
sanitaires, et … 70 km de tuyauterie
! |
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Un
management centralisé
Contractuellement gérée par le
maître d’oeuvre, la synthèse
entre les trois lots est néanmoins suivie
de près par ETDE grâce à
une organisation interne centralisée
: aux côtés de Jérôme
Aruanno, Damien Richard, directeur de la Production,
veille à la parfaite coordination. Lors
de ses réunions de chantier, chaque responsable
de lot évoque ses contraintes et son
avancement devant les deux autres : les tensions
sont désamorcées et on parle d’une
seule voix au client. “Cela nous permet
de devenir réellement multi métier,
souligne Damien Richard, car il est vrai
nous n’avions pas la même familiarité
avec les trois lots !” Ce management
centralisé du projet facilite également
la globalisation du planning. Il faut dire que
les obstacles susceptibles de le faire glisser
se sont multipliés. |
Il y a eu tout d’abord, en 2004, la poursuite
du gros oeuvre, avant l’attribution à
ETDE des corps d’état techniques
: les réservations nécessaires
au passage des gaines, câbles et tuyaux
entre les cloisons n’ont pas été
prises en compte.
“ Nous avons recensé quelque
10 000 réservations non réalisées.
Il faut prévoir des dérivations
ou faire percer les cloisons”, explique
Claude Hamon, responsable Réservations,
tests et contrôles. Il y a eu ensuite
une profusion de fiches modificatrices, liée
à la présentation tardive du projet
aux futurs utilisateurs – les médecins
– qui ont tous apporté leur avis.
“ Nous avons du refaire les études
pour de nombreux locaux”, raconte
Claude Delcros, responsable des études
Électricité. Il y a eu enfin la
nécessité de travailler par services
et non plus par niveaux pour que le maître
d’ouvrage EGT puisse équiper dès
que possible les zones achevées. “ Du
coup, on ne peut pas industrialiser nos processus”,
déplore Martial Quillet. “ En
plus, avec 2500 locaux référencés,
c’est un vrai puzzle”, renchérit
Claude Hamon. D’où une attention
extrême apportée à la préparation
de chantier, aux méthodes et à
la planification.
Anticiper
Ces difficultés sont encore accentuées
par les dimensions du chantier. “ Il
faut bien 10 minutes pour aller d’un
bout à l’autre du chantier. Il
ne s’agit pas qu’un gars ait oublié
un marteau au magasin”, s’exclame
Jean Ibadioune, conducteur de travaux. Un chantier
de taille… sur une emprise exiguë.
“ Nous ne pouvons rien stocker sur
le site, précise Guillaume Hébert,
AGF du projet. Nous avons donc créé
deux magasins, l’un à quelques
centaines de mètres, à Pirae,
l’autre à Mahina, à 15 km.
Mais ils ne sont pas très vastes, nous
travaillons quasiment en flux tendu.”
Ainsi, la fonction approvisionnement devient
cruciale. “ Plus que sur tout autre
chantier, confirme Guillaume Gaucherot, responsable
logistique et OPC, car la moindre commande peut
prendre plusieurs mois pour être livrée
sur site. Il ne faut pas oublier que nous sommes
à 20 000 km de la France. L’anticipation
est donc primordiale.”
100% tahitien
“ Mais notre plus grande force sur
ce chantier a été de transformer
une contrainte en un atout majeur”,
rappelle Guillaume Hébert. En effet,
la totalité de la main d’oeuvre
sur le chantier, soit 250 personnes en pointe,
doit contractuellement être polynésienne.
“ Pas facile de trouver à Tahiti
et dans les îles environnantes des compagnons
qualifiés en nombre suffisant. Une seule
solution : la formation !” explique
Nathalie Bannwarth, responsable Ressources humaines.
Une convention tripartite d’insertion
professionnelle entre l’État polynésien,
le SEFI, équivalent de l'ANPE, le GREPFOC,
organisme de formation, EGT le maître
d’ouvrage et ETDE, a été
mise en place. Sur 60 candidats, 44 stagiaires
ont réussi leur Certificat de formation
professionnelle - niveau V – après
un parcours de formation en alternance, en partenariat
avec les structures d'insertion et de formation
tahitiennes. Plus de trente stagiaires ont depuis
rejoint les équipes ETDE, en électricité
et climatisation. “ J’ai appris
à lire un plan, à tirer des câbles,
raconte Marati Tematahotoa, 23 ans. Et
maintenant, je suis capable d’expliquer
les bases du métier à de nouveaux
collaborateurs. Comme ETDE m’a appelé
pour un autre chantier, le Sofitel de Bora Bora,
ça prouve que je suis capable de réussir
dans ce métier.” En plomberie,
des formations similaires sont mises en place.
Des stages d’insertion professionnelle
pour adultes sont également proposés.
“ On a créé nos ressources,
en gardant en tête l’idée
que nos collaborateurs devaient pouvoir rebondir
ensuite, grâce à des diplômes
reconnus”, souligne Nathalie Bannwarth.
“ Nos grands défis maintenant
concernent la productivité et la sécurité”,
ajoute Guillaume Hébert. Contrôles
quotidiens, concours sécurité
par équipe, “ il faut répéter,
sans cesse, martèle Nathalie, que
je veux qu’ils rentrent le soir chez eux
en bonne santé. Donc, j’explique
les bons gestes, j’exige le port du casque,
des protections adaptées et du gao, la
chasuble bleu marine. Quand il fait 35°C
sur le chantier, on a vite envie de se mettre
torse nu et on risque de se blesser.”
Sécurité, droit du travail, code
des marchés publics… le chantier
est mené dans un cadre législatif
résolument proche de celui de la métropole.
“ Finalement, c’est un chantier
international... en France, plaisante Jérôme
Aruanno. Mais il était important
de mener un grand chantier de ce type, inscrit
dans le cadre stratégique défini
par Gérard Perceau pour la direction
Internationale. Il fallait amorcer la machine.
D’autres ont suivi et suivront encore”.
Avant la livraison, prévue mi 2007, se
pose la question de la pérennité
de ETDE Tahiti. “ À étudier”,
rétorque Hervé Lançon,
directeur Exploitation ETDE de la zone.
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| 3
QUESTIONS à |
Jacques
Derue,
directeur de l’Établissement des
Grands Travaux, maître d’ouvrage délégué,
pour le compte du ministère de l’Équipement
polynésien.
Quelles sont les raisons
de la construction du Nouveau centre hospitalier
de polynésie française ?
Le précédent hôpital datait
d’une quarantaine d’années.
Il avait besoin d’être rénové
et agrandi, mais faute de place, une extension
n’était pas imaginable. Le nouvel
hôpital accueillera plus de 500 lits et
places et disposera d’un équipement
à la pointe de la technologie, avec notamment
un accélérateurs de particules,
puis à terme deux, pour le traitement par
radiothérapie des cancers.
Quelle appréciation
portez-vous sur les entreprises du chantier ?
Ce qui est le plus satisfaisant est de constater
que toute la main-d’oeuvre sur le chantier
est locale, notamment grâce aux actions
de formation développées par ETDE
en partenariat avec les organismes spécialisés
du pays, et l’Établissement des Grands
Travaux. J’ajouterai quand même que
les entreprises métropolitaines ont été
un peu surprises par le pays. Il ne faut pas oublier
que nous sommes posés sur un caillou, au
milieu de l’océan, à 20 000
km de la France. Le moindre retard de décision,
d’où qu’il vienne, est amplifié
par ces distances.
Comment imaginez-vous
l’après chantier ?
À l’évidence, il faudra
réfléchir à l’organisation
de la maintenance de cet ouvrage, exceptionnel
tant par sa taille que les technologies mises
en oeuvre : “faire” ou “faire
faire” ? Mais les décisions ne sont
pas encore prises.
Nous avons aussi un souci de gestion de l’énergie
et nous sommes en train de faire étudier
la possibilité de climatiser l’hôpital
avec de l’eau froide (à 4,5°C
environ) puisée en dehors du lagon, à
900 m de profondeur. |
| De
solides bases arrières |
Depuis
le siège d’ETDE, à Saint-Quentin-en-Yvelines
(78), de nombreux collaborateurs épaulent
le chantier. Tout d’abord, les collaborateurs
des Études, une quinzaine en pointe.
Ensuite, les huit collaborateurs Achats de la
direction Internationale d’ETDE se répartissent
l’approvisionnement du chantier, en fonction
de leur portefeuille d’activité.
Enfin, un support administratif est apporté
à l’ensemble des expatriés
de Tahiti par les assistantes de la Direction
Internationale. |
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(Juin 2004)
Hautes cadences dans le Sud-Ouest ! |
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ETDE réalise en ce moment, pour le compte d'EDF, un chantier
"éclaté" sur 10 départements afin d'enterrer plus de 800 km
de lignes électriques HTA ! Mécanisation intensive et engagement
de tous les centres ETDE du Sud-Ouest caractérisent, entre
autres, ce projet "hors normes".
| Un
projet diversifié
Suite à la tempête de 1999, qui détruisit une
bonne partie du réseau électrique du littoral
atlantique, François Roussely, Président d'EDF,
prend l'engagement d'enterrer 15 000 km
de réseaux électriques en 10 ans. "Notre
projet représente 800 km de réseaux HTA à enfouir,
répartis en deux lots de 400 km qui "courent"
sur 10 départements", explique Patrick
Bouffartigue, Directeur de l'Agence ETDE Sud-Ouest.
Près de 100 chantiers
sont |
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"Dans
le cadre de ce projet, nous avons un important
travail d'information préalable à faire
auprès des riverains, des gestionnaires
de voiries, des mairies, afin d'expliquer
nos travaux et les contraintes qu'ils peuvent
générer." |
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prévus : 8 à 12 chantiers sont
menés de front quotidiennement, répartis sur l'ensemble
de ce vaste territoire, en zone rurale et semi-urbaine.
L'ensemble de ce projet sera réalisé en seulement
26 mois !
Une organisation spécifique
"Ce projet hors norme est un superbe challenge
pour ETDE Sud-Ouest ", précise Patrick Bouffartigue.
"Par son côté exceptionnel, il constitue un
projet fédérateur pour notre agence, puisque
tous les centres sont impliqués, à des degrés
divers : participation aux études, travaux…".
Une organisation spécifique a été mise en place,
reposant principalement sur 3 centres : Saint-Jean
(Toulouse), Ambarés (Bordeaux) et Cazères.
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| Interview |
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Jérôme
RICCI,
Directeur Projet chez EDF Entreprises.
Gestion de projet, autonomie
et innovation
ETDE réalise actuellement l'enfouissement
de plus de 700 kilomètres de lignes électriques
HTA dans le Sud-Ouest pour le compte d'EDF. |
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ETDE : A ce jour, quel est
l'état d'avancement du projet ?
Les travaux ont succédé à la phase des études. Aujourd'hui,
400 km de lignes ont déjà été enfouis. Nous constatons
un état d'avancement et une implication d'ETDE satisfaisant
et qui correspond tout à fait à nos attentes. A ce rythme,
le projet sera livré à la fin de l'année prochaine,
comme prévu au planning prévisionnel.
ETDE : Quelles sont les principales
caractéristiques de ce projet "éclaté" ?
J.R. : Ce chantier touche effectivement une dizaine
de départements. En plus des compétences techniques
indispensables, les deux partenaires principaux d'EDF
(ETDE et AYGOBERE), ETDE étant titulaire du projet (ndlr),
devaient par conséquent maîtriser autant la gestion
de projet (coordination, communication…) qu'être bien
implantés dans cette région. Tous ces critères étaient
nécessaires pour que nous puissions laisser une certaine
autonomie au maître d'œuvre, ce type de projet étant
relativement nouveau pour EDF. Nous avons également
choisi des partenaires responsables et autonomes, qui
ont su faire preuve d'innovation. ETDE a par exemple
proposé des innovations en matière de matériel, de choix
de tracé. Ainsi, nous utilisons plus souvent des tracés
comprenant des enfouissements sur des domaines privés
plutôt que publics (source de gain de temps, de matériaux),
et l'utilisation de câbles EDR, qui peuvent être enfouis
sans protection, permet de raccourcir les longueurs
en empruntant des tracés difficiles.
ETDE : Qu'en est-il dans les
autres régions de France ? EDF compte-t-elle enfouir
tout son réseau de lignes HTA ?
J.R. : EDF prévoit en effet de renouveler à terme
ce réseau aérien (20 kV) en réseau souterrain sur
l'ensemble du territoire français. Un réseau souterrain
est moins tributaire des variations climatiques et répond
beaucoup mieux aux exigences environnementales. Les
régions concernées actuellement sont les plus touchées
par les tempêtes de 1999 : le Sud-Ouest, le Centre
et la Méditerranée... Les renouvellements futurs seront
planifiés en fonction des évènements climatiques et
des exigences de qualité de fournitures. |
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Approche
industrielle et offre globale
"Pour tenir les cadences et atteindre l'objectif,
ce projet fait appel à une forte mécanisation des tâches".
Dérouleuse, trancheuse, compacteuse, finitions… L'ensemble
de ce process permet d'atteindre des "cadences très
soutenues". 5 km/jour de lignes enterrées ! La
prestation d'ETDE est très large : imaginer les
meilleurs tracés en partant du Dossier Simplifié d'Ouvrage
remis par EDF, fournir les matériels et matériaux nécessaires
à la réalisation des ouvrages, choisir les emplacements
pour le dépôt des matériels et des fournitures, rechercher
les autorisations de passage en terrain privé auprès
des propriétaires, enregistrer les conventions de passage
au service du cadastre, rechercher les terrains nécessaires
à l'implantation des postes HTA/BT… Sans oublier les
travaux. |
Géologie
Sur 800 km de tracé, les équipes d'ETDE rencontrent
tous les types de sols et d'environnement : terrain
sableux dans les Landes et la Gironde, du rocher dans
les Pyrénées-Atlantiques et les Cévennes, des terrains
plats en milieu rural et semi-rural, notamment aux
approches des villes… "En semi-urbain, aux entrées
des villes, nos cadences sont moins fortes... Ainsi,
six mois ont été consacrés aux études et à la préparation
de projet " souligne Philippe Bozza, Chef du projet.
Cliquez
ici pour en savoir plus sur l'activité Réseaux
Extérieurs d'ETDE.
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"Notre principale difficulté
est d'éviter les réseaux existants : gaz, eau,
réseaux électriques… qui peuvent perturber nos
cadences. C'est pour cela que la préparation est
très importante". |
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(Janvier 2004)
Nîmes
et ETDE, partenaires depuis 10 ans |
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Avec l'utilisation de technologies pointues et de nombreuses
innovations apportées tout au long du contrat, les équipes
d'ETDE permettent à la Ville de Nîmes de proposer à ses administrés
un parc d'éclairage public performant.
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6
heures du matin : le pisteur de nuit (surnommé
"le hibou") termine sa tournée de surveillance.
A bord de son véhicule équipé d'un GPS, il a,
comme chaque nuit, relevé les dysfonctionnements
et les pannes des points lumineux, suivant un
tracé préétabli.
Toute anomalie est saisie sur son ordinateur embarqué.
A la fin de sa tournée, il transfert les données
sur l'ordinateur central. Ainsi, le matin même,
l'équipe de jour peut programmer le parcours de
maintenance d'après les données fournies.
Un gain de temps et d'efficacité - une nuit comme
les autres pour ETDE - qui anticipe de plus en
plus les pannes pour mieux satisfaire son client.
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" Lorsque la Ville de Nîmes nous a retenu pour gérer
leur parc d'éclairage public, leur objectif numéro 1
était d'augmenter la réactivité pour améliorer la qualité
de vie des citoyens", se souvient Alain Chinardet,
directeur commercial Eclairage Public.
| Aujourd'hui,
ETDE, mandataire d'un groupement d'entreprises,
gère pour le compte de la ville plus de 20 000
points lumineux et 90 carrefours : le parc d'éclairage,
la signalisation lumineuse tricolore, les illuminations
festives, la mise en valeur de sites et la vidéo
surveillance... Cette prestation globale incluse
la fourniture et la gestion de l'énergie, la
maintenance curative et préventive, les travaux
de réparation et les grands travaux d'entretien.
"D'ores et déjà, avec l'ouverture du marché
de l'énergie en juillet prochain, nous réfléchissons
à trouver d'autres sources d'approvisionnement,
afin de répondre au souhait de notre client".
Le contrat de service inclut des prestations
à la carte (gestion des sinistres...). Ainsi,
lors des inondations dramatiques de 2002, la
ville et sa région ont recouvré un réseau électrique
opérationnel en moins de 48 heures ! |
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| Interview |
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Jean-Paul
Fournier
Maire de Nîmes et
Conseiller Général du Gard
"10 ans de partenariat réussi"
10 ans après la signature de ce contrat,
Jean-Paul Fournier, Maire de la ville
et Conseiller Général du Gard, livre ses
impressions |
1994 - 2004, soit 10
ans de partenariat. Quel est votre bilan ?
Notre volonté était à l'époque - et demeure
toujours - d'améliorer le service public, la sécurité
et l'image de la ville, tout en optimisant les
frais de fonctionnement. Nous avons donc, sur
appel d'offres, retenu ETDE, mandataire d'un groupement
d'entreprises comprenant notamment sa filiale
locale Fabre. Nous les avons retenus notamment
pour leur expérience et les références acquises
dans le domaine de la gestion globale de l'éclairage
public pour de nombreuses communes en France et
à l'international. Je constate aujourd'hui - notamment
d'après les comptes-rendus des réunions de quartier,
que la population est consciente de la réactivité
des équipes et qu'il existe un réel service de
proximité. De plus, les services techniques de
la ville disposent désormais d'une vision précise
du patrimoine lumineux et peuvent donc mieux le
gérer pour le plus grand bénéfice des administrés.
Cela dit, nous pouvons et nous devons toujours
nous améliorer. Nous aurons atteint notre objectif
lorsque plus aucune panne n'aura lieu.
Quelles évolutions ont
été apportées au cours des années ?
Tout d'abord, nous avons mis en place un système
performant qui intègre les données alpha-numériques
de chaque point lumineux et leur emplacement précis
sur le terrain. Cet outil nous donne un état des
lieux de l'ensemble des points lumineux. D'autre
part, les services techniques de la ville ont
ensuite eu à leur disposition un système de contrôle
des opérations réalisées par le groupement d'entreprises.
Les données transmises nous permettent de contrôler
en permanence les états de service. Puis, pour
accroître la réactivité des équipes, un système
de surveillance et de détection des pannes de
nuit, combinant les nouvelles technologies (informatique
embarquée…) de saisies et de transmission des
informations, a été mis en place. Aujourd'hui,
les camions nacelles de maintenance sont équipés
de systèmes informatiques embarqués recueillant
les informations spécifiques à l'opération effectuée.
Qu'est-ce que permettent
ces nouvelles technologies pour une Ville comme
Nîmes ?
L'utilisation de l'ensemble de ces technologies
vise à limiter les dysfonctionnements et augmenter
la réactivité pour satisfaire encore plus nos
concitoyens. L'éclairage est un service Public,
et nous devons être très exigeants en termes de
qualité, de sécurité, d'esthétique et d'innovations,
afin d'apporter en permanence le meilleur service
à nos concitoyens. |
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